8 mars journée internationale de la femme

Posted by: | Posted on: March 6, 2016

Aux amies et amis de LIPOUFANM
A l’occasion du 8 mars qui est la journée internationale de la femme , LIG POUVWA FANM voudrait partager encore une fois avec nos lectrices et lecteurs l’historique de cette journée.

8 MAS JOUNEN ENTÈNASYONAL FANM

Nan okazyon 8 mas jounen entènasyonal fanm yo, LIG POUVWA FANM
Ap voye yon gwo kokenn kout chapo bay tout fanm a la ron badè.
Kelkeswa rich .ou pòv, blan, ou negrès. Nou tout se fanm, nou tout se moun.
Espesyalman tout òganisasyon fanm kap batay kont vyolans, kont
Enjistis, imilyasyon e tout fòm diskriminasyon nap di yo kenbe fèm
e nan gwo jou sa nap swete ke tout fanm k ap goumen pou yon
demen miyò kapab rive voye tout pitit yo lekol pou resevwa bon jan
edikasyon ak swen sante kòm sa dwa.

Notre devise: konesans se pouvwa, Pouvwa Fanm se fomasyon fanm (knowledge is power)
DEFENDRE LE DROIT DES FEMMES, C’EST DEFENDRE LE DROIT DES HUMAINS (FEMMES ET HOMMES)
QUI SONT POUR NOUS: DROIT A LA VIE, DROIT A L’EDUCATION, DROIT DE TRAVAILLER SANS CONTRAINTES, DROIT A L’HABITAT, DROIT A LA SANTE. Tous ces droits sont essentiels pour l’existence de tout être humain. 8 mars n’est pas une fête, les femmes qui luttent pour une société juste ne veulent pas de cadeaux, mais bien de droits concrets.

Chères sœurs, nous devons nous demander pourquoi il n’y a pas une seule femme élue au parlement. C’est le moment de questionner notre organisation qui s’est donné pour mission la formation des femmes en postes de décision,(l’un des 12 points de la plate forme de Beijing). C’est le moment aussi de questionner toutes les organisations de femme dans le pays.
C’est aussi le moment de questionner notre système de gouvernance. Avons-nous échoué ?
Au lieu du spectacle de discorde et des luttes de chapelle, donnons l’exemple de la solidarité entre les femmes et les organisations qui combattent pour la même cause. Soyons unies.

Nous vous invitons à prendre lecture de ce texte ci-dessous:

Les faits marquant la lutte des femmes dans le monde entier

8 mars 1910 date historique de la lutte des femmes en Europe. A la tête de ce mouvement figure l’Allemande Clara Zetkin. Et c’est à Copenhague qu’elle a proposé 8 mars comme Journée des Femmes.
8 mars 1944 les ouvrières russes ont manifesté contre la guerre. Ce mouvement a gagné les Etats-Unis pendant la guerre et les ouvrières américaines ont lutté pour la scolarisation des enfants.
En 1945, le préambule de la charte des Nations Unies réaffirme la foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes. Pendant la première session de l’assemblée Générale, tenue à San Francisco, les représentantes appellent à une attention particulière sur les questions concernant les femmes. Le conseil économique et social crée une sous-commission de la commission des droits de l’homme chargée de la condition de la femme.
1946 La Sous Commission des Nations Unies chargée de la condition de la femme devient une commission à part entière. Son mandat est de promouvoir les droits politiques, économiques et sociaux de femme.
1948 La déclaration universelle des droits de l’homme, à l’article 2 s’oppose à la discrimination a l’égard des femmes dans les termes suivants « chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente déclaration, sans distinction aucune, notamment, de race, de couleur, de sexe…
1949 L’assemblée générale adopte la convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui.
1951 L’organisation internationale du travail adopte la convention concernant l’égalité de rémunération entre la main d’œuvre masculine et la main d’œuvre féminine pour un travail de valeur égale.
1952 La convention internationale sur les droits politiques des femmes est la première reconnaissance au niveau mondial de l’égalité des droits de vote. C’est le premier instrument de l’ONU dans lequel des Etats membres s’engagent à assumer ses obligations juridiques liées au principe d l’égalité des droits entre femmes et hommes.
1954 L’Assemblée générale reconnaît que la femme est soumise à des coutumes, anciennes lois et pratiques qui ne sont pas conformes aux principes énoncés dans la charte des Nations Unies et dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.
1955 Entrée en vigueur de la convention sur la protection de la maternité, adoptée sous l’égide de l’OIT.
1957 Adoption de la convention sur la nationalité de la femme mariée, qui reconnaît aux femmes le droit de conserver ou de changer leur nationalité quelles que soient les mesures prises par leur mari.
1960 Adoption de la convention de l’OIT concernant la discrimination en matière d’emploi et de profession. L’UNESCO adopte la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement.
1962 La convention sur le consentement au mariage, age minimum au mariage et enregistrement des mariages est adoptée afin que les législations nationales assurent des droits égaux aux deux époux.
1963 L’Assemblée générale reconnaît les dimensions des violations des droits de la femme et demande l’élaboration d’une déclaration sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.
1966 La commission de la condition des la femme présente a première version de la déclaration antidiscriminatoire. L’assemblée générale adopte le pacte international relatif aux droits civils et politiques (et le protocole sur l’abolition de la peine Capitale), ainsi que le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, qui demande une participation accrue des femmes a la vie publique, énonce que les femmes doivent recevoir la même rémunération que les hommes pour un même travail et avoir les mêmes possibilité de promotion.
1967 L’assemblée générale adopte la déclaration sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Considérant qu’il est nécessaire de faire reconnaître universellement, en droit et en fait, le principe de l’égalité des hommes et des femmes.
1970 L’Assemblée générale adopte sa première résolution invitant instamment l’ONU à assurer aux femmes des possibilités égales d’accès à des postes de Secrétariat.
8 mars 1975 L’ONU a finalement reconnu cette date comme la journée internationale de la femme et est célébrée dans le monde entier par des manifestations au niveau local, régional et international, les activités encouragent la reconnaissance de la contribution des femmes à la société et l’égalité des droits de l’homme et de la femme. La première conférence mondiale sur les femmes s’est tenue à Mexico. Le plan d’action final demande l’élaboration et adoption d’une convention internationale contre toutes les formes de discrimination fondée sur le sexe et recommande des procédures pour son application. L’assemblée générale proclame la première décennie des Nations Unies pour la femme (1975-1985) ouvre officiellement la voie a un large éventail d’initiatives visant à améliorer la condition de la femme.
1976 Un fonds de contribution volontaires est crée pour mettre des ressources financières à la disposition de projets de développement en faveur des femmes dans les pays en développement. L’assemblée générale crée aussi un Institut International de recherche et de formation pour la promotion de la femme, basé à Saint-Domingue, avec pour mission de renforcer la participation des femmes dans les sphères économique sociale et politique.
1979 L’assemble générale adopte la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, aux fins de laquelle la discrimination à l’égard des femmes vise toute distinction fondée sur le sexe qui pour effet de compromettre la jouissance ou l’égalité par les femmes, sur la base de l’égalité de l’homme et de la femme, des droits de l’homme et libertés fondamentales.
1980 La deuxième conférence mondiale s’est tenue à Copenhague, en vue d’examiner les progrès réalisés au cours de la première moitié da la décennie pour la femme. Elle adopte un programme d’action.
1981 La convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes entre en vigueur, ayant et est ratifiée par 20 pays.
1985 la troisième conférence sur les femmes se tient à Nairobi à l’issue de la décennie des Nations Unies pour la femme. Les stratégies prospectives d’action de Nairobi lancent un appel pour l’accroissement de la participation des femmes, en tant partenaires sur un pied d’égalité avec les hommes, dans tous les domaines politiques, sociaux et économiques y compris leurs accès a l’éducation et a l’enseignement. Le fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la femme, devient un organe autonome et permanent, est rebaptisé fonds de développement des Nations Unies pour la femme. Il a pour objet de financer des activités de développement novatrices en faveur des femmes, en particulier dans les zones rurales.
1986 La première enquête mondiale sur le rôle des femmes dans le développement est publiée par l’ONU.
1988 Service de la promotion de la femme devient une division chargée de coordonner, dans le cadre de l’ONU, toutes les questions relatives aux femmes, la base de données d’indicateurs et de statistiques des Nations Unies, devient opérationnelle en tant que centre chargé de la compilation des statistiques sur les femmes dans le monde entier.
1990 La commission de la condition de la femme examine l’application des stratégies prospectives d’action de Nairobi et recommande de convoquer la quatrième Conférence mondiale sur les femmes.
1990 Le plan à moyen terme a l’échelle du système en ce qui concerne les femmes et le développement

1995 La quatrième conférence mondiale sur les femmes, examinera et discutera 12 questions primordiales et adoptera une plate forme d’action. Cette conférence mondiale s’est tenue à Beijing, en septembre 1995, doit fixer des objectifs qui vont au delà des besoins de base, en vue de satisfaire les besoins de la femme au niveau stratégique.- La pleine participation des femmes à la prise de décision politiques et économiques. Parmi les priorités, figure la considération de l’inégalité entre les sexes comme une question relevant du domaine des droits humains et l’intensification des efforts internationaux visant à éliminer toutes les formes de discrimination et la violence faite aux femmes. Les pays membres devront présenter une évaluation des objectifs de la plateforme d’action.

2005 Une autre décennie depuis l’adoption de la plateforme d’action. La question du jour est la femme et le pouvoir. Géraldine Ferrero, sénateure américaine a déclaré lors de la célébration de la journée Internationale de la femme a l’ONU « Ce qu’il nous faut, ce ne sont pas seulement quelques femmes qui laisseront leur nom dans l’histoire, mais de nombreuses femmes qui soient responsables au niveau de l’élaboration des politiques »
La sous-représentassions des femmes dans le processus d’élaboration des politiques a des conséquences importantes. Elle prive les femmes des droits et responsabilités qui sont les leurs en tant que citoyennes et fait que leurs points de vue de leurs intérêts ne sont pas pris en considération dans le cadre des processus de prise de décision et d’élaboration des politiques. Leurs voix ne font pas entendre lorsque des décisions essentielles sont prises pour établir le budget national ou fixer les priorités gouvernementales. Souvent, elles ne peuvent exposer leurs connaissances sur les questions et leurs points de vue, qui sont sous représentés, voir délibérément ignorés.

8 mars 2015 a marqué la 6ème conférence mondiale des femmes, tenue à New York: Autonomisation des femmes, autonomisation de l’humanité.

8 mars 2016. Sous le thème (Pour un monde 50-50 en 2030) Franchissons le pas pour l’égalité. Cette année la commission mettra l’accent sur la mise en œuvre des nouveaux objectifs de développement durable et des nouveaux engagements des gouvernements dans le cadre de l’initiative “franchissons le pas”

Texte préparé et rédigé par Lig Pouvwa Fanm
Port-au-Prince le 6 mars 2016.





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